VIngt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

24h dans la vie d'une femme

Quatrième de couverture :

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée…

Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliqueras quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.

Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

Mon avis :

Quand Mme Henriette s’enfuit de la pension dans laquelle elle résidait aux cotés de son mari et de ses deux enfants, et que la raison de sa fuite, un jeune homme de passage, devient évidente, les langues et les esprits s’enflamment. Chacun a une opinion tranchée sur ce comportement jugé globalement inadmissible. Le narrateur est le seul à la défendre, au nom d’un amour qu’on ne peut juger ni comprendre. Mme C, vieille dame anglaise habituellement discrète, sort de sa réserve et décide de se confier au narrateur. La fougue avec laquelle il a défendu Mme Henriette l’a touchée, et elle sent en lui un homme sensible qui saura entendre son histoire sans la juger.

Le roman, tout comme sa temporalité, est très court, intense. Stefan Zweig y décrit une passion courte, bouleversante, qui impacte considérablement la vie de Mme C.

J’ai bien aimé ce roman, Stefan Zweig a une très belle plume, c’est indéniable. C’est un classique et il serait vraiment dommage de ne pas prendre le temps de s’y plonger. Pour autant j’avoue que ce n’est pas non plus mon classique préféré, j’ai été beaucoup plus touchée par des romans comme l’Assommoir de Zola par exemple.

Je pense que ce qui m’a le plus plu, c’est l’affirmation par l’auteur du droit des femmes à ressentir une passion qui viendrait révolutionner leurs univers raisonnables et mesurés, du droit des femmes à s’émanciper, à faire leurs propres choix, leurs propres erreurs aussi, sans pour autant être jugées. Je crois vraiment que cette prise de position m’a plus touchée que l’histoire en elle-même.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s